Baignée d’embruns et de sels marin, cette nouvelle collection aux accords durables redessine les contours du traditionnel chandail marin. La figure d’Anita Conti, première femme océanologue, photographe, écrivain, inspire cette nouvelle capsule d’Anémone Splash. Femme forte et engagée, la scientifique alertait déjà il y a 80 ans sur les dangers de la surpêche. Cet hiver, Anémone Splash propose d’intégrer à notre garde robe un essentiel en revenant à une pièce basique, belle, chaude et durable : le chandail marin.

« Dès que je mets le pied à bord, je voltige. La vie est là » disait Anita Conti. Autodidacte aux prémices de l’océanologie, elle est une pionnière et aventurière des mers. Toujours dotée de son appareil photo et de son carnet, elle en tirera son premier best-seller : Racleurs d’océans en 1953.

Elle naît en 1899. La même année son père la jette à l’eau « pour rire ». Il ne sait pas qu’il est peut-être à l’origine d’une vie qui sera consacrée à la recherche du savoir marin.

Enfant de parents fortunés qui lui donnèrent très jeune le goût de l’aventure et de la mer, Anita Conti passe sa jeunesse à voyager à travers l’Europe, jusqu’à ce qu’en 1914, ses parents décident de s’installer sur l’île d’Oléron. À la fin de la guerre, elle part vivre à Paris et devient une relieuse d’art admirée et sollicitée par les plus grands écrivains tels que Pierre Mac Orlan et Blaise Cendrars. 

Parallèlement, Anita Conti passe énormément de temps à naviguer en mer, à se documenter sur la faune et la flore marines et à publier des articles et reportages sur la pêche, si bien qu’en 1935, elle est engagée à l’Office scientifique et technique des pêches maritimes et détachée à bord du premier navire océanographique français. Son rôle est d’observer les techniques de pêche, de tracer des cartes, d’étudier les fonds, les eaux et la profondeur des zones de pêche, et ce en vue d’optimiser l’activité des marins et des pêcheurs.

En 1946 elle part pour la Guinée et le Sénégal où elle apprend la pêche au requin. Elle découvre ensuite les Terre Neuvas et partage leur vie, seule femme à bord…

Anita Conti est quelqu’un qui, dès l’aube, a eu une vision aiguisée du monde la pêche. Monter en 1936 dans un bateau de pêche, aller au contact de la mer dans des conditions très difficiles c’était incroyable. Et que nous dit-elle ? « Les Grands Bancs de Terre-Neuve ne sont plus ce qu’ils étaient, les morues disparaissent, on ne peut pas continuer à ce rythme-là. » C’est probablement une des premières personnes qui a vu sur le terrain et qui a écrit : « Attention, la mer n’est pas inépuisable. » C’est une pionnière. François Sarano

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